iliadelle

16 septembre 2020

L'angoisse

L'angoisse revient malgré l'action

Elle fait mal au creux du tronc

Elle rétrécit la gorge, assombrit les yeux 

Elle laisse une impression d'impuissance face à tout ce qui est possible 

Elle envoie des signaux d'alarme pour dire que la pente est raide et les semelles glissantes 

Elle punit l'innocence, chatit l'incapacité 

Elle pose des questions sans réponse

Elle n'est ni blanche, ni noire mais teinte d'un gris qui ne reconnaît pas son nom

Elle rappelle les barrières protectrices qui n'existent plus et montre le risque de la chute, une chute au fond de l'indicible destin 

L'angoisse assassine la vie, réprime les actions, dit haut ce que d'autres pensent très bas. 

Elle est franche, sincère et claire

Sa seule raison est de pétrifier la vie

Je la vois, je la sens au fond de moi comme un cauchemar qui revient se mêler au temps, rappeler la peur du lendemain, la crainte du présent et les larmes du passé 

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12 septembre 2020

Le vide autrement

Le vide autrement, la solitude, le silence d'une couleur particulière.
Une tristesse parce que le départ s'est imposé de lui-mëme puisque la vie suit son cours et que le pousse devient arbre et décide de s'enraciner ailleurs, sous d'autres cieux, plus beaux, plus clairs, et des terres moins arides et des coeurs plus cléments.
J'ai consenti mais je reste perdue entre deux temps, entre deux vie, entre deux gares où je suis coincée.
Mon âme ne se plaint plus, mes yeux regardent le loinain et n'apperçoivent que du flou.
Je meuble mes jours déjà si fades et je sombre la nuit dans un sommeil si ambigu. Je ne sais comment continuer alors que j'existe sans réflexion, sans la saveur différente des jours où le temps avait une couleur. 

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23 août 2020

Maudites pandémie

Elle circule depuis des mois et aujourd'hui elle accélère sa course la cruelle covid 19, nous faisons vivre dans le doute et la crainte. Elle menace les projets, rend incertains les lendemains. Elle ajourne les rêves. Elle pose un voile de flou sur tout dessein. On parle au conditionnel. On planifie avec réserve. On ne sait plus par quoi meubler toute cette attente, avec quoi égayer nos propos quand il est question de demain.

Il faut attendre et espérer que la réalité soit meilleure que ce climat sombre qui teinte notre existence actuelle. 

Dehors, il y a du vacarme. La vie semble continuer pour ceux pour qui la pandémie ne pose pas encore un enjeu. Ils roulent. Ils courent. Ils rient...

Mais dans les maisons, certains se cachent, attendent et souhaitent la délivrance. 

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15 août 2020

Chagrin

Le cœur gros, c'est l'état actuel de la situation. Que faire ?

 

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14 août 2020

Âge transitoire

Comme si tout cela n'était qu'une série de doux rêves dont je me suis brusquement réveillée. Je reste inerte à observer ce qui bouge autour de moi, avec l'impossibilité de provoquer un mouvement. 

La situation actuelle est très délicate à plusieurs points de vue. C'est une période de mutation environnementale et personnelle qui me met sens dessus dessous, au point d'en perdre mes moyens, d'avoir l'illustration d'en perdre la tête même. J'ai peur. Je doute. Je désespere. Je perds le goût. Et l'attente devient triple et m'enfonce. 

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09 août 2020

Le piège

La haine revient alléger la monotonie dont on se sert pour me noyer dans le vide existentiel si lourd à porter pour une âme sensible comme la mienne. On tente à nouveau de m'enchainer, de me clouer au sol, de me renvoyer vers les ténèbres de la nuit de mes temps.
Je suis dans une étrange pause de l'attente depuis une décennie et je sens la délivrance s'approcher mais la conjencture actuelle complique la situation. C'est pourquoi, on constate ma faiblesse et on la repère comme une brèche par laquelle entrer.
J'en suis consciente et je m'éloigne pour soulager mon cœur et protéger mon âme.

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30 juillet 2020

Aucune réponse

Un mois après, j'attends toujours que le rêve se concrétise ou qu'une réponse me parvienne, soit pour le valider ou l'écarter.

Cette attente s'ajoute à une décennie d'espoir, celui là même qui fait qu'on existe. 

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01 juillet 2020

Rêve en construction

L'expérience était énorme. Et je l'ai réalisée. Je l'ai vécue avec toute ma conscience, mon âme, mon être entier, ma vérité. 

C'était un rêve de plus, un rêve archaïque et toujours renouvelable, un rêve qui m'a suivie, accompagnée, un rêve qui a doublé ma personnalité, qui s'est installé en moi et a germé tel un grain de blé qui petit à petit s'est muté en plante vivante qui respiré et se nourrit. 

Aujourd'hui, je l'ai vécu avec la peur en moi de ne pas y arriver, d'être un nom parmi d'autres. Mais je l'ai surmonté avec force et courage, avec détermination, avec passion. J'y ai vidé une grande part d'énergie qui est en moi. Mais je suis heureuse et satisfaite malgré ce pincement au cœur qui fait partie de moi car l'évènement est grand. Et plus grande est mon ambition. 

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24 mai 2020

Je ne sais plus rien dire de cette situation reccurente. Je me force et me renforce. Le pire est de comprendre et de ne pas pouvoir agir. La violence morale qui s'en soucie devant la survie ? 

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07 mai 2020

Mélancolie exploitée

Certains soirs, j'entends siffler le vent.

Ce vent évoque le parfum désagréable d'antan.

Il me pétrifie devant un ciel vaste

Qui renvoie à la solitude moribonde des lieux froids

Je reste perplexe face à mon cœur concave

Et je songe à tous les maux non soignés, à tous les mots non dits, à tous les silences injustifiés, à tous les accords non fondés.

Et la tristesse noie mon âme dans les tourments sans début ni fin.

Ces mêmes soirs, l'envie de pleurer sur une épaule me manque.

Quelques mots s'expriment sur mes lèvres mais pas ceux qui brûlent ma langue

Une main se tend vers moi mais pas pour m'épauler.

Seulement l'élan d'un désir pour assouvir un besoin

J'essuie mes larmes qui n'ont pas coulé et prépare mon corps à un numéro de cirque non préparé

Mais un soldat est toujours entraîné

Un instant et le mal aura disparu pour un repos de guerrier

Et je m'endors avec la gorge encore nouée. 

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