Des  yeux qui voient, un cœur qui entend et le vide
d’une vie sans raison.

Pourquoi ne suis-je pas ailleurs ?

Pourquoi vais-je fuir sans laisser les traces de mes pas ?

L’espoir ne fait pas vivre. Il tue.

Et puis j’espère quoi ? Et j’existe pour quoi ?

A côté d’un vieux masque sans âme, sans affect.

Au moindre geste, je calcule l’impact de mon acte.

J’ai peur de quoi ?

Ne pas être parfaite ; je sais que ce n’est pas moi.

Moi je veux la sérénité de mes bras, la liberté pour mon cœur qui bat.

Je m’essouffle et je cherche l’air perdu dont je m’asphyxie.

J’attends, je sais que j’attends un miracle pour m’envoler de la boîte noire.

Non !.. je n’attends pas car je vole depuis peu d’années, mais je vole.

Le vautour transperce mon ciel  et ses
menaces morbides m’ajoutent des vies pour atteindre la cîme.