Je colporte mon inadaptation d'un lieu à l'autre, d'une maison à l'autre, d'une rue à l'autre. Aucun siège ne m'apporte le confort espéré. Je prends place et je regarde la scène où je suis invitée malgré moi à prendre un rôle, dans une espèce d'improvisation qui traduit mon manque d'expérience dans le domaine de la comédie, voir de la perfidie. 
Mon intérieur refuse les masques de l'apparence mais je me les impose par survie et mon coeur lui s'enchaine et se déchaine quand un brin de douleur s'exprime dans un parcours humain. Je suis ainsi fragile tel un verre en cristal. Je m'impose des douleurs qui ne sont pas miennes et j'ai mal de ces êtres qui ont mal.